Le sommeil, mon précieux !

Le sommeil… C’est un peu le produit de luxe des jeunes parents. On envie les heureux parents des gros dormeurs en espérant, avec patience (et désespoir), que notre petit qu’on aime tant daigne nous laisser enfin quelques heures de repos, bien méritées. Du coup, on cherche tous des « trucs » pour aider Babychou à faire dodo.

J’ai deux adorables bambins. Je vous promets de vous donner l’intégralité de mes deux rituels (et des autres astuces que j’ai essayées). Je ne peux hélas pas vous promettre une recette miracle, car chaque enfant est unique, avec ses besoins et ses sensibilités.

Mon Bébé indépendant

Monkey est arrivé à la fin de l’été 2016. Après un accouchement plutôt catastrophique, les premiers peaux à peaux, les premiers câlins ont été avec son papa. Nous sommes rentrés au bout de quatre jours, un peu choqués par tout ça, mais heureux d’être tous les trois. Au départ, on ne sait pas bien où on va, ce qu’il faut faire. On essaie d’appliquer ce qu’on a lu à droite, à gauche. Les hormones compensent un peu la fatigue, alors même si les réveils toutes les heures sont raides, on a la foi, c’est le début.

Nous sommes toutes différentes. Il y a pleins de domaines où je suis pleine de bonne volonté, mais le sommeil c’est mon talon d’Achille. Très rapidement, j’ai senti la fatigue ronger insidieusement mes nerfs. Les trois premières semaines, je ne sortais pas du lit. Je veillais sur bébé h-24, certains jours je ne mangeais même pas de la journée… Avec le recul, je me mettais une pression de fou et j’étais très seule avec mon petit. J’ai demandé conseil à mes merveilleuses copines de mon groupe Facebook et j’ai reçu pleins d’idées.

J’ai essayé l’emmaillotage. Olala… A chaque fois, il se mettait à hurler comme si je l’égorgeais ! Le portage, les gigoteuses et tout ça, je pouvais remballer, ça lui plaisait pas du tout ! Next.

Une copine m’a dit qu’il ressentait peut-être mon stress et que le passer dans son lit pourrait l’apaiser. Je culpabilisais un peu et puis je flippais de le laisser tout seul si tôt. Et le babyphone, ça compte pas quand on est angoissé ! Au final, Monkey avait trois semaines quand nous avons stoppé le cododo et dès le premier soir, il a dormi trois heures d’affilées ! Ô joie ! Je souris en écrivant cela, car trois heures pour le commun des mortels, ça doit sembler tellement dérisoire ! Hi hi…

Et puis, j’ai décidé de créer un rituel. J’avais la sensation que pour lui, comme pour moi, installer une ligne à suivre, pouvait s’avérer apaisant. Pour moi, ça a été immédiat ! Plus besoin de réfléchir à « Est-ce que j’ai pas oublié quelque chose ??? » et tout le stress qui va avec ! Non, là je suivais ma petite liste :

Vers 18h45, je monte dans sa chambre avec son bib (nous étions en allaitement mixte à ce moment-là). Je le pose un peu dans son coin d’éveil, le temps de fermer les volets (je lui dis et j’explique le pourquoi de tout ce que je fais). J’allume la veilleuse. Je le change et mets le pyjama pour la nuit. Je continue de lui parler avec douceur et sourire. J’éteins la grande lumière, on s’installe dans notre super fauteuil. On commence par une tétée très douce de chaque sein. Je lui propose le biberon en complément s’il le souhaite. Une fois qu’il n’a plus faim, je fais un mouvement de vagues très doux jusqu’à le faire roter. On câline encore une dizaine de minutes. Je le pose ensuite dans son lit, en lui expliquant que c’est la nuit et que nous allons tous dormir pour reprendre des forces et vivre une nouvelle belle journée demain, puis je chuchote des chansons jusqu’à qu’il s’endorme. Et avant de partir, j’allume sa chaîne et très bas, je mets à tourner un CD  (Monkey ce qu’il aimait, c’était le CD des bruits de la forêt).

Petite précision : Durant la tétée et le bib, je me concentre pour inspirer et expirer du ventre et très profondément pour nous bercer tous les deux. Cette « relaxation » à deux, je l’ai utilisée (et l’utilise toujours) même en dehors du coucher. C’est un très bon moyen d’apaiser les tensions à deux !

Je ne saurais dire si ça a beaucoup joué ou pas. Mais nous avons eu beaucoup de chance, puisqu’un peu avant ses trois mois, Monkey a commencé à « faire ses nuits ». Je me souviendrais toute ma vie, je pense, de ce matin où je l’entends se réveiller, il fait jour dehors. Mon mari lève une paupière, je le regarde et lui dit : « Tu t’es levé cette nuit ? » « Ben non ! Et toi ?? » Il avait dormi 6 heures d’affilée ! Et à part quelques courtes périodes (maladies, terreurs nocturnes, etc.), c’est toujours le cas deux ans plus tard.

Mon Bébé bras

Dès l’arrivée de Koala, j’ai compris qu’il était différent. Il est resté accroché à mes seins pendant plus de 10 heures non-stop et faisait déjà de bonnes siestes dès sa première semaine de vie, à condition d’être contre moi. Il dormait tellement bien à l’hôpital, que l’idée qu’il fasse un semblant de nuit tout de suite m’a effleuré l’esprit… Je sais, je sais… Je suis naïve. Hé hé… Le retour à la maison, j’ai vite déchanté. Il fallait que chacun retrouve sa place et ça voulait dire un sommeil compliqué pour tout le monde !

A la maison, il ne dormait pas plus d’une trentaine de minutes plusieurs fois dans la journée et rarement plus de deux heures la nuit. Mais ce qui était le plus compliqué pour moi, Maman, c’était qu’il était décalé avec son frère. De 20 heures à minuit, il était très éveillé, quand son grand frère se levait à 5-6 heures du matin. Les journées étaient un poil longues.

J’ai très vite pris un cours de portage, parce que Koala avait besoin de moi pour dormir. Si on partait marcher une heure avec mon grand, Koala dormait en écharpe quasiment tout le long. Et puis sortir, c’était bon pour tout le monde ! Ça faisait du bien à mes deux loupiots et à mes fessiers, devenus très confortables avec cette dernière grossesse.

Et puis, vers environ un mois, j’ai décidé de trouver le rituel qui correspondrait à mon bébé. J’ai commencé par avoir un éclair de génie (enfin à l’échelle d’une maman fatiguée), Koala n’était pas réellement du soir, c’est juste que je loupais son heure de coucher. Donc j’ai modifié mon organisation pour pouvoir le coucher vers 19 heures.

S’il s’endormait facilement, il se réveillait aussi vite. Chanter ou lui parler ne l’apaisait pas du tout. Les bruits blancs un peu, m’enfin ce n’était pas convaincant. J’ai passé un peu de temps sur le net et je lui ai créé une playlist à base de classique. Et oui ! Les goûts et les couleurs, hein… Rhooo la maman taquine ! Il m’était impossible à ce moment là de faire la tétée/bib au calme, parce que mon grand le vivait mal que je ne sois pas auprès de lui le soir. Donc on faisait le repas dans le salon et je montais Koala dans notre chambre, dans sa gigoteuse. J’ai toujours été très angoissée par la mort subite du nourrisson donc pas de tour de lit et les peluches sont arrivées tard pour Monkey. Mais là, c’était un besoin viscéral, bébé avait besoin de contact sur son visage. Il a choisi rapidement deux petites peluches à son frère et je les calais de façon sécurisée à côté de sa tête. Je peux vous dire que les premières nuits, s’il loupait une respiration, je faisais un bond sur son berceau ! Et puis, la tétine. J’étais assez réfractaire, mais d’abord on a des principes, et puis on a des enfants !

Donc le package gagnant de Koala, c’est le berceau cododo, un coucher assez tôt, avec gigoteuse, berceuses (qui tournent jusqu’à ce que je vienne me coucher), deux doudous et la tétine. Sa première nuit entière (8h directe !!!), il avait deux mois tout pile.

J’ai peu de recul, vu qu’il n’a que six mois, mais à part quand il est malade, pour l’instant, je touche du bois, il dort bien. On a essayé de le passer dans son lit vers quatre mois, ce fut un échec total ! Il n’est clairement pas prêt. Et à mon avis, il va se passer encore un moment avant qu’il le soit… J’essaierais au printemps, je pense.

Si bébé est malade…

Quand ils sont malades, c’est vraiment très compliqué pour eux. Je vous partage mes trucs pour les aider un peu à mieux dormir :

  • Si bébé a le nez pris, je mets son sofalange (de Lilikim) dans son berceau pour qu’il soit légèrement redressé et que les glaires descendent plus facilement.
  • Je mets un oignon coupé au pied du lit. Ça pue ? Oui, mais croyez-moi ça décongestionne vraiment bien.        
  • Je mouche bébé au chlorure de sodium (vendu en pharmacie – avec une seringue) avant chaque sieste et dodo.
  • Si bébé a de la fièvre, je le découvre. Honnêtement, ça fait des nuits de misère, parce que je passe la nuit à le couvrir/découvrir. Mais lui ne sait pas gérer sa température et il a besoin de sommeil pour récupérer.
  • Si bébé ne veut pas dormir dans le lit de Papa et Maman (c’est le cas de Monkey !), j’installe un matelas par terre dans sa chambre et je « dors » avec lui. Au final, on dort mieux tous les deux quand il a besoin de moi comme ça, plutôt que de me lever dix fois dans la nuit.
  • A partir de un an, je n’hésite pas à lui faire un petit bib de lait chaud au miel !

Et après ?

Le rituel de Monkey a évolué avec le temps. Je me suis organisée en fonction de nos besoins respectifs et de ses évolutions. Aujourd’hui, il a 27 mois. On dîne tous les trois ensemble, une fois que bébé est couché (donc vers 19 h 15). J’adapte le rythme de son repas à son état de fatigue. Il m’arrive souvent de finir mon repas plus tard et ce n’est pas grave. Je suis partisane d’éviter les conflits inutiles, et demander à un enfant de deux ans, fatigué de surcroît, de tenir un long repas me paraît très optimiste. Une fois qu’il a fini de manger, on monte avec son bib de lait et son doudou. On pose tout sur le fauteuil de sa chambre et on file se brosser les dents. Il fait tout seul, il est fier ! Même si je fais souvent les finitions. On file se mettre en pyjama et ensuite on lit une à deux histoires (je sors deux livres en amont, pour être sûre qu’il ne rentre pas dans un cercle sans fin de « je vais chercher un nouveau livre »).

C’est un moment fort ces histoires. Je choisis souvent les livres en fonction de la journée, comme ça, on peut discuter si besoin et on câline. Je fais en sorte que ce soit un moment calme, où je lui suis entièrement disponible. On ne va pas se mentir, parfois je suis crevée et j’ai qu’une envie, c’est de sauter trois pages, lui faire un bisou et descendre m’affaler sur le canapé. Mais je me force à rester douce et patiente, parce qu’il en a vraiment besoin de ces têtes à têtes avec sa maman. Une fois, les livres terminés, et ce même qu’il en demande un nouveau, je les range, j’allume la veilleuse, j’éteins la grande lumière et je l’emmène au lit. Je m’assieds à côté de lui et tout en lui caressant les cheveux, je lui demande comment s’est passée sa journée, je lui répète chaque soir comme je l’aime et suis fière de lui. On fait plusieurs tournées de bisous Pieds-Doudous-Monkey ! La plupart du temps, quand je lui dis que c’est la dernière tournée de bisous, cela suffit et il s’apaise pour une longue nuit. Mais parfois, il demande son papa, alors Papa va faire des bisous. Parfois, il veut encore jouer et/ou discuter, alors je lui explique que c’est la nuit (le même discours que quand il était bébé en fait) et maintenant je lui explique aussi qu’il est important que Maman prenne soin d’elle, et que pour ça je dois finir mon repas, ou aller me coucher. Je choisis de ne pas inclure le ménage dans mon discours, parce que je ne veux pas qu’il ait la sensation que ça compte plus que prendre le temps d’être avec lui. C’est un grand sensible mon petit Monkey !      

Ah oui ! Vous avez peut-être remarqué que j’emploie quasi-exclusivement la première personne du singulier. Ce n’est pas parce que mon mari ne souhaite pas participer au coucher de ses enfants. C’est juste parce que pour nos deux fils, le coucher et même la nuit, il n’y a que Maman qu’ils veulent. Alors bien sûr, si je suis absente ou dans le besoin, on va me remplacer, mais ce sera plus long et plus dans les larmes. Alors quand je sors, j’essaie de le faire après leurs couchers. Et puis j’aime ses moments paisibles d’amour intense à leurs côtés !

Photo by Sadık Kuzu on Unsplash


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